jimmie-durham
Par Alain Vollerin

 

…Dietman, Filliou et descendant des indiens Cherokee, il utilise des pierres et des cailloux sur lesquels il exprime son dégoût de notre société consumériste. Ainsi, pendant une performance, il les utilisa comme projectiles contre un frigidaire blanc.

 

Né en 1940, dans l’Arkansas, il fut pendant dix ans militant pour les droits civiques des Indiens d’Amérique du Nord. Comme pour toutes les expositions au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, il faut une certaine détermination pour franchir cette haute rampe d’escaliers. Pour vous accueillir, les commissaires Laurence Bossé et Julia Garimorth assistées de Sylvie Moreau-Soteras et d’Alexandra Servel ont placé dès l’entrée une œuvre fondamentale intitulée « Encore Tranquilité 2008 », où une lourde pierre écrase un petit aéroplane bleu et blanc. Souvent, Jimmie Durham use des cailloux pour détruire tout ce qui fait l’image de nos systèmes sociaux, comme les Indiens lançaient des flèches pour tuer leurs ennemis. Difficile de faire du neuf en Art contemporain, d’apporter – excusez ce jeu de mots un peu facile – sa petite pierre à l’édifice. L’hommage de Jimmie Durham à Constantin Brancusi est un peu creux. Si vous visitez, l’exposition De Chirico, n’omettez pas le petit poucet Durham et ses cailloux.

 

Jusqu’au 12 avril 2009

Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris

11, rue du président Wilson – 16e

Tous les jours de 10 h à 18 h – jeudi 22 h

Fermé lundi et jours fériés