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Par Aymeric Engelhard

 

Le troisième épisode tant attendu de nos animaux préhistoriques déglingués préférés est enfin là. On prend les mêmes et on recommence pour notre plus grand plaisir. La recette fonctionne toujours, alternant les trouvailles et les coups de maître, afin d’atteindre le divertissement familial hilarant que l’on attendait. Alors ce troisième opus est-il meilleur que les précédents ?

 

« L’Age de Glace » est une franchise qui marche. Fort de deux épisodes survoltés, elle ne peut que mettre le feu aux salles de cinéma en cette période estivale. Les studios Bluesky en ont fait leur favori pour combattre les immenses concurrents que sont Dreamworks (« Shrek », « Madagascar ») et Pixar (« Ratatouille », « Wall.E »). Si ce dernier semble être largement au dessus, Dreamworks a quant à lui sensiblement ralenti avec son « Shrek le troisième » qui s’est avéré inférieur à ses grands frères. Bluesky ne fait pas la même erreur, au contraire puisque sa troisième plongée dans l’âge de glace reste dans l’excellente lignée de la saga. Toujours plus drôle, original et exaltant, le renouvellement à chaque épisode est une véritable prouesse. Ici, il s’agit donc d’une plongée dans les mondes souterrains qui abritent encore des dinosaures. Et évidemment c’est à cause de Sid le paresseux que les problèmes débarquent. On retrouve tous les personnages ayant fait le succès de la saga : Manny, Diego, Sid, Ellie, Crash, Eddy et bien sûr l’inégalable Scrat. Ce dernier, écureuil hyperactif, est toujours à la poursuite de son gland. Sauf que cette fois-ci une jolie petite congénère lui donne du fil à retordre.

 

Des trois aventures, c’est peut-être celle-ci qui fait le plus rire. Les deux écureuils se livrent une guerre sans merci avant de tomber amoureux. Ils s’incrustent dans la trame principale du film sans qu’il y ait le moindre rapport. Le scénario justement, pas terrible certes, mais sujet à bon nombre de situations rocambolesques, lance les personnages à la recherche de Sid enlevé par un dinosaure. Dans leur plongée « dinosaurienne », ils feront la rencontre de Buck, une belette complètement barrée. Un nouveau personnage totalement délirant que l’on espère retrouver dans un éventuel quatrième volet. Niveau animation, Bluesky ne révolutionne pas ce qui a déjà été fait. Si « L’Age de Glace 2 » était supérieur à son aîné visuellement, celui-ci ne démontre aucune avancée. Rien de grave car l’univers coloré de la jungle que nous propose les animateurs change radicalement avec les espaces blancs que nous étions habitués à regarder. De même au niveau du paysage musical, John Powell fait le métier, reprenant surtout certaines plages du précédent volet. Par ailleurs c’est ainsi que l’on se rend compte qu’entre la première aventure et ses deux suites, il y a un fossé. Inévitablement le premier du nom reste le plus grisant et les deux suivants sont quand à eux très rapprochés (trop ?). Toujours est-il que ce film constitue un pur enchantement qui embarque petits et grands dans un univers où le rire est de mise. « L’Age de Glace » connaît (une nouvelle fois) de grandes heures.